L'emploi du temps
France

2001
Réal. : Laurent Cantet
Avec
: Aurélien Recoing, Serge Livrozet, Karine Viard

 

Vincent est un ancien consultant qui a été licencié (ou qui a décidé de démissionner, on ne le sait pas de manière exacte) Il ment à son entourage familial et se crée un emploi fictif à Genève : il emprunte à Pierre pour ne pas rendre à Paul. Bref, pour maintenir son train de vie, il récupère de l'argent auprès d'anciennes connaissances professionnelles, il leur fait miroiter ses entrées dans une petite banque de Genève: leur argent va rapporter gros. Il est démasqué par un directeur de Novotel qui a compris le manège et qui "l'embauche" pour passer de la marchandise de manière frauduleuse en Suisse. Petit à petit sa femme découvre le manège.


Emprunté à un fait divers glauque (qui a défrayé la chonique du gènevois) le sujet du film n'en reste pas, heureusement, prisonnier. analyse critique : Le personnage principal, Vincent, est crédible, sa problématique dans la solitude, son introversion quasi maladive sont très lourdes à porter pendant toute la durée du film et ceci est tout à fait bien vu. Cependant quelques erreurs, même peu nombreuses, dans le choix d'acteurs non professionnels (ou jouant commme des amateurs) ont suffi à me perturber et à me faire sortir de la magie que j'attends du cinéma (à mon sens le film le plus réaliste est un film MAGIQUE s'il est bien fait). Le film m'a semblé Iong or il est des films dont le tempo est lent sans qu'ils ne paraissent longs! K. Viard dans le rôle de l'épouse sonne juste, c'est à peu près tout ce qui me reste de 2h12 de cinéma. La musique : le trio à cordes: violoncelle, alto et violon est utilisé comme simple musique d'accompagnement des images (ou pire : je soupçonne cette musique de n'avoir parfois qu'un rôle artificiel de remplissage). Le thème confié au violoncelle fait semblant d'être ample et généreux, je n'ai quant à moi aucune générosité à son égard : trop facile, rien à voir avec l'intelligence de l'écriture du quatuor dans Comment j'ai tué mon père.

B.B, 2001 vu en ciné club... en compagnie d'un public (du génevois) venu pour le fait divers ! ! et qui se croyait devant la télé avec mamie et les petits gâteaux).

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